La divination au moyen-âge

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La divination est la tentative d’obtenir des informations par l’interprétation des présages ou d’un agent surnaturel présumé, par ou pour le compte d’un demandeur (la personne à qui l’interprétation est destinée). Dès les premiers stades de la civilisation, les gens ont utilisé divers moyens de divination pour communiquer avec le surnaturel lorsqu’ils cherchaient de l’aide dans leur vie publique et privée. C’est l’une des principales pratiques utilisées par les chamans, les voyants, les prêtres, les hommes-médecine, les sorciers et les sorcières. Ces personnes sont souvent appelées devins, qui appartenaient souvent à des classes spéciales de prêtres et de prêtresses dans les civilisations passées et présentes, et sont spécialement formés à la pratique et à l’interprétation de leurs compétences divinatoires.

L’histoire de la divination

La pratique de la divination est très répandue et a été connue dans pratiquement toutes les périodes historiques. Les prophètes bibliques utilisaient diverses formes de divination pour lire l’avenir, tout comme les prêtres et les chamans païens. Dans le Nouveau Testament, les mages ont lu les signes dans le ciel pour trouver l’enfant Jésus. Les rois médiévaux et les présidents modernes ont consulté des astrologues pour déterminer le moment le plus propice pour divers événements. L’astrologie est l’une des premières formes sophistiquées de divination, qui remonte à l’époque de la Mésopotamie antique. Aujourd’hui, des millions de personnes pratiquent par voyance par téléphone diverses formes de divination, parfois sans en être conscientes, qu’il s’agisse de consulter l’horoscope quotidien dans le journal ou de tirer à pile ou face pour décider d’une action.

Dans les temps bibliques, l’observation du vol des oiseaux à des fins de divination est illustrée dans l’Ecclésiaste Joseph pratiquait l’hydromancie. Il devinait l’avenir en versant de l’eau dans une tasse, en jetant des petites pièces d’or ou des bijoux dans le liquide, en observant les figures qui se formaient et en prédisant en conséquence (Genèse). À l’époque de Jésus, les mages ont appris en observant les étoiles que l’enfant Jésus naîtrait à un moment et dans un lieu précis, à Bethléem. Au sein de l’Église, la divination s’est avérée si forte et si attrayante pour les nouveaux convertis que les synodes l’ont interdite et que les conciles ont légiféré contre elle. Le concile d’Ancyre décréta une pénitence de cinq ans aux personnes qui consultaient des devins, et il fut interdit aux clercs de devenir magiciens ou de fabriquer des amulettes ; ceux qui en portaient étaient chassés de l’Église. L’excommunication de ceux qui pratiquaient les augures de divination était évidemment très appréciée. La théologie chrétienne d’aujourd’hui inclut l’invocation du nom du Saint-Esprit et la prière au nom des saints pour accomplir quelque objectif personnel, une autre pratique de divination. En fait, partout où le christianisme est passé, la divination a perdu la plupart de son pouvoir naturel et a été convertie en pouvoir surnaturel “spirituel”.

Les Grecs avaient leurs oracles qui parlaient au nom des dieux.

Au Moyen Âge, on jetait des grains, du sable ou des pois dans un champ afin de lire les motifs après la chute des substances. Dès 1000 avant Jésus-Christ, les Chinois avaient le “I CHING”, un oracle qui consistait à lancer et à lire des bâtons d’achillée longs et courts. Une autre ancienne pratique divinatoire chinoise encore utilisée est le “feng-shui”, ou géomancie, qui consiste à ériger des structures physiques en déterminant les courants d’énergie qui parcourent la terre.

Au Moyen Âge, les philosophes n’apprécient guère la divination.

Cependant, parmi les gens du peuple et certains mystiques, cette pratique était bien connue. Une pratique courante au Moyen Âge consistait à jeter du grain, du sable ou des pois dans un champ afin de lire les motifs après la chute des substances. Tout au long de ce qu’on appelle l’âge des ténèbres, les arts divinatoires ont réussi à vivre en secret, mais après les croisades, ils ont été suivis plus ouvertement. Les phénomènes artificiels ou “volontaires” sont définis comme étant délibérément produits dans le seul but de deviner et comprennent des actes tels que la nécromancie, le versement d’huile dans une bassine d’eau pour observer la formation de bulles et d’anneaux dans le réceptacle, le tir de flèches, le tirage au sort et de nombreux autres actes. Les Romains, les Égyptiens, les druides et les Hébreux de l’Antiquité recouraient à différentes formes de divination pour répondre à leurs questions et les guider spirituellement. Les pratiques divinatoires en France et en Allemagne étaient variées. Des lamelles de bois, dont l’écorce avait été retirée d’un côté, étaient lancées en l’air, et le présage était interprété comme favorable ou défavorable selon la façon dont elles atterrissaient. Les flammes qui s’élevaient sur l’âtre indiquaient l’arrivée d’un invité.

La dernière partie du XIXe siècle a connu un renouveau, notamment en Suisse, avec des pratiques telles que l’astrologie, le spiritisme et d’autres types de divination devenant largement populaires. Aujourd’hui, la divination est devenue monnaie courante, depuis les colonnes d’astrologie dans les journaux jusqu’aux grandes sections de librairies proposant des outils de divination, de la lecture des lignes de la main à la phrénologie, en passant par les pierres runiques, le Yi King et une vaste gamme de jeux de tarot, notamment dans le paganisme, la sorcellerie, le vaudou et la santeria.

 

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